Periferia

Le nom « Periferia » se base sur l’origine des idées et méthodes qui nous animent, qui sont nées en périphérie des villes latino-américaines, où les projets de participation citoyenne répondent aux manques de politiques sociales des Etats. Il correspond à un parti pris de travailler aux marges de la ville formelle, avec ceux qui sont privés du droit de cité, mais qui développent des stratégies collectives – parfois de survie – constituant autant d’initiatives devant être valorisées et renforcées.


Allers-retours Sud/Nord

Un premier « Centro Periferia » a vu le jour à Guadalajara, au Mexique, au cours des années 80 et ensuite « Cearah Periferia » à Fortaleza au Brésil dans les années 90. Installer « Periferia » à Bruxelles quasi en 2000, c’est notre manière d’avancer sur les mêmes chemins de traverses, au cœur d’une Europe puissante, mais souvent génératrice d’exclusion.

L’action de Periferia s’inscrit dans un échange d’expériences Sud/Nord & Nord/Sud s’intégrant dans une logique de démocratie participative.

 

Capacitation

Le fondement de toutes démarches de Periferia, au Nord comme au Sud, se base sur la « capacitation ». Ce mot, néologisme emprunté à la fois aux Brésiliens et aux Sénégalais, place davantage l’individu et le groupe au centre de la démarche, comme acteur de sa propre transformation, dans un contexte et des processus collectifs.

Par là, nous voulons soutenir les individus à comprendre leur situation, prendre conscience de leurs propres compétences et à puiser dans ces ressources intérieures les éléments de réponses aux problématiques individuelles et collectives auxquelles ils sont confrontés.

 

Individu – collectif

Si les démarches auxquelles s’intègrent Periferia sont collectives, c’est chaque individu qui doit être révélé à lui-même et au groupe en tant qu’acteur et détenteur de sa propre capacité d’expertise. Ces compétences individuelles mises au service du groupe permettent la construction d’une dynamique participative de changement s’inscrivant dans des enjeux collectifs.

 

Notre raison d’être est de disparaître

Nous cherchons à révéler la capacité de tout un chacun à contribuer à l’élaboration d’idées, de projets, de politiques publiques et ainsi être acteur de changement. Nous ne sommes utiles qu’en tant que catalyseur d’une réaction sociale fondée sur les dynamiques propres des groupes et des individus que nous contribuons à faire apparaître. Mais tout existe déjà, il suffit de le mettre en lumière. 

Dès le départ, s’appuyer sur l’autonomie des acteurs et donc tendre à disparaître du processus est pour Periferia, la seule garantie de pérennité de celui-ci.

 

 

Retour sur les 15 ans de Periferia

1998 – 2013… quinze années d’expériences très variées et l’envie de les partager. Au fil des années, pour faire face aux défis rencontrés dans les quartiers et auprès de nombreux collectifs citoyens, nous nous sommes engagés sur plusieurs voies ; parfois par intuition, parfois après une analyse plus approfondie, parfois simplement par engagement, mais toujours avec la conviction que les démarches mises en place allaient contribuer à des transformations socio-politiques. 

C’est pour cette raison que nous avons choisi de mettre la participation en débat au travers de différentes pratiques que nous avons menées et/ou menons encore lors d'un évènement qui s'est tenu le 20 avril 2013 à la Fonderie (Bruxelles).